Fiche méthodologique
Assurer l'acceptabilité de votre projet
Fédérer une équipe projet qui embarque les usagers dans l'aventure de l'intensification
Une programmation intense appelle à intégrer et à faire interagir de multiples parties prenantes : propriétaires, locataires, gestionnaires, investisseurs, assureurs, collectivités, écosystèmes locaux, structures de conseil, bureaux d’étude...
Dans ce sens, il est essentiel d’adopter une logique de coconstruction et d’impliquer les diverses parties prenantes du projet vers un objectif commun. C’est particulièrement le cas des usager.e.s des bâtiments intensifiés, premier.e.s concerné.e.s par les impacts d’une telle mesure. Quels sont les changements induits par une intensification d’usage ? Quelles sont les ressources à disposition pour les aider à s’y préparer ? C'est à ces questions que nous souhaitons vous aider à répondre dans cette fiche.
Pourquoi ?
Les bénéfices d'une telle démarche :
- Comprendre les usages réels des lieux
- Assurer la cohérence et l’ancrage du projet sur la zone définie
- Anticiper et prévoir les besoins et enjeux de toutes les parties prenantes concernées afin de ne pas avoir de mauvaises surprises par la suite
- Favoriser l’appropriation du projet par les usager·e·s existants en coconstruisant le projet avec eux·elles, en répondant à leurs questionnements et en communiquant sur les bénéfices programmatiques, financiers ou encore environnementaux d’une telle démarche
- Responsabiliser les parties prenantes sur leur devoirs et obligations et expliciter les règles de manière claire
Comment ?
Une telle approche nécéssite de :
- Composer une équipe aux compétences complémentaires, en mobilisant des ressources internes ou externes autour de la co-construction du projet avec les usager·e·s
- S'appuyer sur des opérateurs dédiés (conciergerie, etc.)
- Se baser sur les diagnostics du territoire et du bâtiment pour identifier les parties prenantes concernées par le projets (collectivités, riverain·e·s, usager·e·s...) et ouvrir la communication avec ces dernières
- Mettre en place des outils de communication et de démocratie participative inclusifs :
- Plateformes digitales et intranet
- Newsletters
- Affichage dans le bâtiment et les lieux clés du territoire, support par les réseaux de quartier
- Rencontres physiques, moments d’information et de consultation dédiés dans le cadre d’atelier d’intelligence collective
- Etablir un réglement clair mais souple, permettant de réévaluer le dispositif avec clause de revoyure.
Points de vigilance
- Le coût de la démarche dépend de la taille du bâtiment et des actions mises en place
- Ces démarches de communication peuvent s’intègrer dans une communication déjà existante